Pour Osons Ici et Maintenant (OIM), l’intelligence collective est le procédé qui donne le pouvoir d’agir aux individus et aux collectifs. C’est l’assurance de gagner l’engagement des collaborateurs en les rendant acteurs des prises de décisions et de la mise en œuvre des plans d’action. En bref, développer l’autonomie et la responsabilité.

POURQUOI EN PARLE-T-ON AUTANT ?

Plus une semaine ne passe sans qu’un nouvel article ne fasse la promotion de l’intelligence collective. Ce qui pourrait passer pour un effet de mode est en fait très circonstancié.

C’est d’abord la complexité de notre environnement qui a placé ce thème parmi les sujets importants de la presse spécialisée.

Plus aucun projet ne peut être porté par une seule personne. La capacité de coopération de l’équipe et du collectif devient un facteur déterminant de réussite ou d’échec.

En plus de la complexité, on observe que les innovations sont beaucoup plus nombreuses et plus rapides à fleurir. Le cycle du changement est toujours plus exigeant, et c’est l’agilité et l’adaptabilité qui sont devenues les maitres mots des organisations, les grosses comme les petites.

POURQUOI N’EST-CE PAS PLUS SIMPLE ?

La transition qu’imposent les nouveaux paradigmes des organisations requiert un changement fondamental d’état d’esprit et certaines organisations sont déjà en train de rater ce virage. Alors pourquoi est-ce si douloureux ?

Déjà parce que structurellement les organisations n’encouragent pas vraiment la coopération. Jusqu’à présent, les systèmes de reconnaissance de la performance stimulent la compétition entre les services, les départements. Chacun possède un objectif annuel et chaque équipe défendra cet objectif même si c’est au détriment de celui du département voisin.

On observe donc des fonctionnements d’entreprises en silos. La coopération n’y trouve évidemment pas sa place.

Dans ces systèmes on a toujours placé une autorité, incarnée par le manager-policier qui se charge de commander et contrôler.  Cette posture, empruntée à IBM dans les années 80 avait peut-être un sens lorsque les tâches étaient algorithmiques, séquentielles, où l’on devait suivre un process avec le plus d’efficience possible. Elle devient contre-productive dans un environnement qui nécessite la créativité et l’adaptabilité de chacun pour résoudre des situations complexes et relever des défis inédits.